L’appli Snapchat est-elle en train de supplanter Twitter et Facebook ?

Hypebot publiait il y a peu une infographie comparant la croissance de Snapchat avec celle des réseaux sociaux les plus populaires, Facebook, Twitter et Instagram, sur leurs quatre premières années d’activité. Si contrairement aux trois autres l’application de partage de photos éphémères n’a généré aucun revenu sur ce laps de temps, sa trajectoire de croissance n’en demeure pas moins impressionnante.

En effet, en seulement quatre ans d’activité, Snapchat comptabilise 200 millions d’utilisateurs actifs par mois, alors que Facebook n’en comptait “que” 140 millions en 2008, Twitter 30 millions en 2010 et Instagram 180 millions en 2014, soit également quatre années après leurs lancements respectifs.
Plus impressionnant encore, l’application recense 400 millions de Snaps par jour, là où Facebook ne comptabilisait que 13 millions de statuts quotidiens en 2008, Twitter 50 millions de tweets journaliers en 2010 et Instagram 70 millions de photos et vidéos publiées par jour en 2014. En résumé,  Snapchat est considéré comme la plateforme mobile avec la plus forte croissance, + 56% suivie de près par Facebook Messenger et Instagram …
Son succès est tel que certains se demandent si Snapchat n’est pas en train de supplanter Facebook, comme dans cette vidéo plutôt jouissive, sobrement intitulée “Snapchat murders Facebook”.

S’il faut admettre que les premières utilisations de Snapchat étaient très portées vers le “sexting”, l’application a su s’en détourner en créant la fonctionnalité “Stories”, grâce à laquelle les utilisateurs peuvent compiler leurs différents snaps – sous forme de photos ou de minis vidéos – pour en faire une véritable histoire, et la diffuser à leurs contacts pendant 24 heures, avant qu’elle ne disparaisse.

Toujours selon cette vidéo, la principale valeur ajoutée de l’app au petit fantôme jaune, c’est d’avoir compris mieux que les autres – Instagram, Youtube, Facebook notamment – comment permettre aux utilisateurs de diffuser facilement des vidéos sur mobiles pour raconter des histoires. Par ailleurs, la disparition des snaps fait émerger un sentiment d’urgence chez les utilisateurs, qui vont alors être amenés à consulter plus régulièrement l’app mais également à publier plus fréquemment.

L’urgence, l’instantanéité, le moment présent que l’on partage avec ses amis de manière éphémère, sans commentaires, sans “like”, sans autres interactions que de l’image qui disparait, voilà ce que propose Snapchat, et voilà ce qui fait un carton aujourd’hui, notamment chez les jeunes de moins de 25 ans, qui comptent pour 71% des utilisateurs (source).

Certaines marques ont bien compris le pouvoir de l’application et son importance pour communiquer différemment avec les consommateurs, et l’utilisent pour faire du storytelling autour de leur univers de consommation. C’est par exemple le cas de Taco Bell, qui dispose d’une équipe dédiée à la création de contenus pour les stories. La marque de fast food, très appréciés des jeunes clients, a ainsi pu observer une montée de l’engagement de ses fans, et continue d’utiliser le réseau de manière innovante à travers l’envoi de e-cards, des tutoriels, ou encore des entretiens d’embauche.

Et puis les artistes, les marques s’y mettent! Snapchat lance sa première sérié de tele réalité avec Sofia Vergara et on parle de Taylor Swift sur la prochaine.  En effet, Snapchat a déjà fait un partenariat avec le label de Taylor Swift , après un partenariat avec Warner Music . Madonna, Skrillex ou Diplo ont ainsi sorti en avant-première leurs clips sur Snapchat.

Et d’après de nombreux consultants, c’est sur Snapchat que les publicités s’intègrent le mieux.

Pas convaincu ? Ce n’est pourtant pas un hasard si Facebook a tenté – sans succès – de racheter l’application pour 3 milliards de dollars !

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About Anne-Sophie Bertier

Enfant des années 90, c’est à l’ombre des pins de la provence que j’ai grandi, dans une décennie riche, foisonnante et bruyante de musique, dont ma culture est aujourd’hui toujours empreinte. Fraichement diplômée de SciencesCom, je m'exerce chez DBTH.