Les relations presse: c’est high voltage rock’n’roll!

Carine Chevanche fait de la promo presse. Alors qu’est ce donc que la promo presse? Et bien c’est d’aller parler, à des journalistes, médias, des artistes dont elle s’occupe. Et de les convaincre d’en parler…Et Carine, elle dépote. Elle a fait de l’indé puis bien plus de 10 ans chez EMI où elle a géré Mac Cartney, Joe Cocker, Norah Jones, Colplay, Placebo, Massive Attack, Robbie Williams,Sean Lennon,Lily Allen, Howie B, Basement Jaxx… ou Diam’s, -M-, Arno, Keziah Jones, Keren Ann, Mademoiselle K…Maintenant, elle a crée sa propre structure, My Promo Desk où elle travaille en free lance sur des projets plutôt indés. C’est elle notamment qui s’occupe de mes petits Misteur Valaire….

Comment définirais tu ton métier?


High voltage rock’n’roll!

Anticipation, réflexion, intuition, actions, défections, absence de réactions…dépression

A quel moment doit-on démarrer les RP presse? Au moment de la sortie, beaucoup plus en amont?


La presse écrite n’est pas à proprement parler le média le plus réactif à quelques exceptions près.
Il est souhaitable de commencer à travailler sur un projet 3 à 4 mois avant une sortie ou événement ce qui laisse la latitude pour explorer différentes pistes.

Te semble-t-il possible de ne travailler que le web? Ou la cross promotion (presse/radio/tv) reste encore essentielle?


La promo web, communication sur les réseaux sociaux est incontournable mais insuffisante a mon avis.

Quelques exemples:
Un vrai levier, dans le cas du groupe PHYLTRE, qui a déclenché des papiers dans la presse écrite…
11.000 vues sur youtube du clip “Y’en a marre” des Raoul Petite mais dans leur cas, les médias traditionnels sont indispensables. Le positionnement artistique, l’histoire d’un projet permettent de définir une stratégie et il est essentiel aujourd’hui d’avoir une vision globale et non pas segmentée des médias.

On voit que les blogueurs musique sont de plus en plus sollicités, notamment par les maisons de disques. Plus que les journalistes?

We need geeks!

Les blogueurs sont réputés indépendants, activistes, impartiaux dans leur jugement..ils font buzzer la toile. On les sollicite pour “animer” le site internet d’un artiste, oeil plus vif et moins consensuel que la sauce interne des maisons de disques. Mais ils ne remplaceront pas les journalistes des médias “traditionnels”, référents pour donner corps à un projet.

Cette sollicitation vaut-elle justement le coup? A savoir, concrètement, un blogueur breake t’il plus un artiste qu’un journaliste?


De mon point de vue, un blogueur ne breake pas un groupe, il est l’un des points de départ de l’histoire, il est la première marche de l’escalator..

Ou la presse est-elle encore essentielle? (par ex, les inrocks?)


La presse type Les Inrocks est bien évidemment prescriptrice, tout comme une 4eme de couv de Liberation ou encore un papier dans le Parisien.

Illustration photo: “We want more”

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About Virginie Berger

Virginie Berger est la fondatrice de DBTH (www.dbth.fr), agence spécialisée en stratégie et business développement notamment international pour les industries créatives (musique, TV, ciné, gastronomie), et les startups creative-tech. Elle est aussi l'auteur du livre sur "Musique et stratégies numériques" publié à l'Irma. Sur twitter: @virberg

3 comments

Chouette, un nouveau verset dans ma bible, et qui me concerne directement !

Petite précision toutefois, je suis en plein dans la promotion du nouvel album de Cosmos70, que je recommande d’ailleurs à tous de découvrir, et sur l’ensemble de mes envois, je m’aperçois que l’accès au St Graal d’une chronique / diffusion dans certains titres / certaines radios est quand même pas possible pour tout le monde. Pour ne citer qu’eux : aucun retour (après 3 mois écoulés depuis l’envoi) des Inrocks, de Telerama, France Inter, Nova, Libération, Le Monde…

Par ailleurs, la crise du disque étant ce qu’elle est (plus de clientèle en magasin = plus de disques en magasin = plus de nécessité de parler de disques), la place qui était réservée aux disques dans la presse fond comme neige au soleil, et a tendance à être le juste reflet des propositions que nous font la Fnac.

Donc à mon sens : oui, continuer à faire de la promo presse, mais bien déterminer ses forces et se cibles, et ne pas s’escrimer à parler à des répondeurs et envoyer des mails à des fantômes, on peut consacrer ce temps à faire découvrir sa musique à des gens que ça intéresse…

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